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Quelles sont les aides disponibles pour l’achat de voitures électriques pour une entreprise en 2026 ?

Le bonus écologique pour les entreprises n’existe plus, la prime à la conversion a été supprimée. En 2026, les sociétés doivent distinguer : les aides directes encore disponibles – prime rétrofit entreprise ou dispositifs CEE – les aides liées à la recharge, et les avantages fiscaux propres à la voiture électrique en entreprise.

8 min

25 mai 2026

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Sommaire

  • Prime rétrofit

  • Prime CEE

  • Quels avantages fiscaux remplacent aujourd’hui les anciennes aides pour les entreprises ?

  • FAQ sur les aides pour les achats de véhicules électriques

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Le bonus écologique pour les entreprises n’existe plus, la prime à la conversion a été supprimée. En 2026, les sociétés doivent distinguer : les aides directes encore disponibles – prime rétrofit entreprise ou dispositifs CEEles aides liées à la recharge, et les avantages fiscaux propres à la voiture électrique en entreprise. 

La question n’est donc plus seulement de savoir quelle aide peut encore financer l’acquisition d’un véhicule, mais aussi quels dispositifs permettent de réduire son coût réel à l’usage. Le TCO d’une voiture électrique en entreprise revêt ici toute son importance. Il intègre la fiscalité tout autant que le prix d’acquisition ou de location, le coût de la recharge, l’entretien et la valeur résiduelle du véhicule. Voici les principaux leviers à connaître pour mieux piloter l’électrification d’une flotte de véhicules électriques pour une entreprise.

Résumé
Levier Disponible en 2026 ? À retenir
Bonus écologique Non pour les personnes morales Supprimé pour les entreprises depuis le 2 décembre 2024
Prime à la conversion Non Supprimée pour tous les véhicules par le décret du 29 novembre 2024
Prime rétrofit Oui, dans certains cas Encore mobilisable pour des camionnettes et certains petits véhicules électriques
Prime CEE Oui, selon le montage Levier possible via la fiche TRA-EQ-114 pour certaines personnes morales
Recharge / Advenir Oui Concernent les bornes et l’infrastructure de recharge, pas l’achat du véhicule
Fiscalité Oui Exonération des taxes annuelles type TVS, plafond d’amortissement plus favorable et TVA à regarder au cas par cas

Prime rétrofit

La prime rétrofit pour entreprise reste l’une des rares aides directes toujours concrètes en 2026. Une personne morale ayant un établissement en France peut être éligible au rétrofit électrique d’une camionnette ou de certains petits véhicules, comme des quadricycles ou véhicules à 2 ou 3 roues.

C’est donc un levier à regarder de près quand l’entreprise veut prolonger l’usage d’un parc existant plutôt que de remplacer immédiatement tous les véhicules. À noter que les plafonds peuvent aller jusqu’à 9 000 € pour une camionnette selon le véhicule et le montage. Pour certaines structures, le rétrofit peut aussi constituer une solution de transition pertinente quand les usages sont déjà bien identifiés et que l’objectif est d’électrifier progressivement une partie du parc sans repartir de zéro.

 

Comment demander la prime rétrofit ?

La demande est simple à émettre. Le professionnel qui réalise la transformation fait l’avance de l’aide, et celle-ci doit apparaître sur la facture sur une ligne dédiée. Il s’agit donc de vérifier l’éligibilité en amont, faire réaliser le rétrofit par un professionnel habilité et conserver la facture ainsi que les justificatifs du véhicule transformé. Mieux vaut aussi anticiper le calendrier du projet, car la disponibilité du véhicule, l’immobilisation pendant la transformation et la conformité administrative ont un impact direct sur l’organisation de la flotte.

Prime CEE

La prime CEE fait partie des aides encore mobilisables par les entreprises en 2026 pour réduire le coût d’un véhicule électrique ou d’un projet d’électrification. Pour les personnes morales, la fiche standardisée TRA-EQ-114 couvre l’achat ou la location longue durée de véhicules électriques neufs, mais aussi le rétrofit électrique, pour des véhicules légers M1 et des utilitaires légers N1 ou N2 dérogatoires. La fiche est applicable aux opérations engagées avant le 1er janvier 2030.

En revanche, il ne s’agit pas d’un bonus uniforme. La fiche fixe un volume de CEE en kWh cumac par véhicule, ensuite valorisé par l’acteur qui porte l’offre. Autrement dit, le montant réel dépend du dossier, du véhicule et du partenaire CEE. Deux entreprises qui électrifient un parc comparable ne percevront pas nécessairement le même niveau d’aide.

À cela s’ajoute le sujet de la recharge. Le programme Advenir, financé dans le cadre des CEE, aide les entreprises à installer des points de recharge pour leur flotte et leurs salariés. Des aides régionales ou locales peuvent aussi compléter le montage. Dans les faits, c’est souvent la combinaison entre véhicule, infrastructure de recharge et fiscalité qui permet d’obtenir le gain économique le plus lisible.

Pour aller plus loin sur la question, consultez notre article dédié aux aides pour bornes de recharges.

Comment demander la prime CEE ?

Pour bénéficier d’une prime CEE sur un véhicule, l’entreprise doit monter son dossier avant de finaliser l’opération avec l’acteur CEE choisi, puis conserver les pièces prévues par la fiche (preuve d’achat ou de location, certificat d’immatriculation, feuille récapitulative et, en cas de rétrofit, attestation de transformation). Pour la recharge, Advenir propose un simulateur et un réseau d’installateurs référencés. En pratique, il est utile de centraliser très tôt les pièces justificatives afin d’éviter qu’un document manquant ne retarde ou ne fragilise l’instruction du dossier.

Quels avantages fiscaux remplacent aujourd’hui les anciennes aides pour les entreprises ?

En 2026, c’est la fiscalité propre à la voiture électrique en entreprise qui remplace les anciennes aides directes. Pour arbitrer un achat, une location ou une électrification partielle de parc, il faut désormais raisonner en coût complet. Cela vaut aussi pour la fiscalité LLD sur les véhicules électriques, qui entre pleinement dans l’analyse économique globale de la flotte. Cette logique est particulièrement importante pour les entreprises qui renouvellent plusieurs véhicules à la fois et doivent comparer différents scénarios de détention ou d’usage.

Exonération de TVS

On entend encore parler de TVS (Taxes Véhicules Société). Mais le système se base aujourd’hui sur deux taxes annuelles sur les véhicules de tourisme affectés à des fins économiques. Une taxe sur le CO2 et une autre sur les polluants atmosphériques. Les véhicules 100% électriques bénéficient d’un vrai avantage sur les taxes annuelles liées aux véhicules de tourisme, ils en sont exonérés.

Pour une flotte, cet avantage peut peser lourd dans le calcul. Plus le parc est important, plus cette exonération améliore le TCO d’une voiture électrique en entreprise par rapport à une flotte thermique de tourisme. Un effet volume qui est bien visible dans les parcs homogènes où la fiscalité pèse sur le coût global année après année.

Amortissement non déductible réduit

Le plafond fiscal de déductibilité est plus favorable aux véhicules très faiblement émetteurs. Pour les véhicules acquis ou loués à compter du 1er janvier 2017, il atteint 30 000 € sous 20 g de CO2/km, contre 20 300 €, 18 300 € ou 9 900 € selon les autres niveaux d’émissions. Cela réduit la part d’AND (Amortissement Non Déductible) pour l’entreprise par rapport à un véhicule de tourisme thermique plus pénalisé sur le plan fiscal. Les véhicules 100 % électriques bénéficient donc de plafonds fiscaux plus élevés pour la déduction de l’amortissement. 

La batterie, une fois isolée comptablement, peut faire l’objet d’un amortissement distinct et améliorer encore la lecture comptable de l’investissement dans le véhicule électrique. Ce point est loin d’être secondaire : à modèle équivalent, la structure comptable d’un véhicule électrique peut améliorer la comparaison avec un véhicule thermique et affiner l’analyse de rentabilité.

Récupération de la TVA sur bornes

Sur la TVA, il faut distinguer le véhicule, la recharge et l’infrastructure. La TVA sur l’acquisition d’une voiture de tourisme reste en principe non déductible lorsqu’elle ne se rattache pas à des opérations ouvrant droit à déduction. En revanche, l’entreprise peut, sous conditions, récupérer la TVA sur l’électricité utilisée pour la recharge et sur les infrastructures de recharge. Cela réduit le coût réel d’exploitation des véhicules électriques et des bornes, à condition de pouvoir justifier d’une affectation professionnelle claire et de conserver des justificatifs solides. Là encore, l’intérêt est particulièrement concret pour les entreprises qui rechargent régulièrement sur site et pilotent déjà leurs consommations de manière structurée.

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FAQ sur les aides pour les achats de véhicules électriques

Le bonus écologique existe-t-il encore pour une entreprise ?

Non. Le bonus écologique entreprise n’existe plus pour les personnes morales, les entreprises ne peuvent plus en bénéficier depuis le 2 décembre 2024. Pour les sociétés, le raisonnement se fait désormais via le rétrofit, les CEE, la recharge et la fiscalité.

Quel est le montant de la prime CEE pour 2026 ?

Il n’existe pas un montant unique en euros valable pour toutes les entreprises. Pour les véhicules, la fiche TRA-EQ-114 fixe des volumes en kWh cumac par catégorie de véhicule. La valeur monétaire, elle, est liée à l’offre portée par l’acteur CEE. Pour la recharge, Advenir fonctionne avec des taux d’aide et des plafonds calculés selon le projet.

La prime au rétrofit est-elle accessible aux entreprises ?

Oui, dans certains cas. Une personne morale avec établissement en France peut bénéficier de la prime au rétrofit électrique pour une camionnette, et certains petits véhicules électriques sont aussi concernés. 

Quels avantages fiscaux rendent encore la voiture électrique intéressante en entreprise ?Les principaux leviers restent l’exonération des deux taxes annuelles sur les véhicules de tourisme, un plafond d’amortissement plus favorable et, selon les cas, la récupération de TVA sur la recharge et les bornes. C’est cet ensemble qui fait aujourd’hui la différence sur le coût global, bien plus qu’une ancienne prime d’achat.